Skip to main content
Read page text

4

AFRICAN BANKER OCTOBRE - NOVEMBRE - DÉCEMBRE 2019

DÉCIDEURS

Ade Ayeyemi Directeur Général de Ecobank Transnational Incorporated

Le marché nous fait confiance

À la tête d’une banque présente dans 36 pays d’Afrique, Ade Ayeyemi cultive une excellente connaissance des rouages du continent et de son secteur bancaire. Il présente sa vision des économies africaines et des activités d’Ecobank. Entretien avec Omar Ben Yedder*

Comment jugez-vous les résultats de la banque et la direction qu’elle prend ?

Nous sommes satisfaits des résultats de l’année 2018. Ils sont le fruit des efforts de nos employés. Cela confirme que notre stratégie fonctionne : nous identifions les points à améliorer ; nous y travaillons, puis nous obtenons des résultats. Votre coefficient d’exploitation est de l’ordre de 60 % ; n’est-il pas trop élevé par rapport à certains de vos concurrents ?

Le coefficient d’exploitation doit se situer aux alentours de 55 %. On ne peut y parvenir en l’espace de quelques mois mais nous sommes sur la bonne voie. D’autre part, nous pensons que ce n’est pas uniquement une question de coûts ; les revenus comptent aussi beaucoup. Nous devons donc accroître les revenus.

Pour prospérer, la banque doit utiliser efficacement ses ressources, financières et humaines. Nous allons nous efforcer d’être aussi efficaces que possible en allouant nos ressources. Comment décrire les années que vous venez de passer à la banque ?

Nous avons mis l’accent sur la consolidation de la banque. C’était l’objectif que nous nous étions fixé en 2015, afin que l’expansion de la banque puisse être durable.

Kwame Nkrumah a compris que l’Afrique ne serait pas prise au sérieux sur la scène internationale, tant qu’elle ne serait pas unie. Être pris au sérieux, cela veut dire posséder des marchés suffisamment vastes pour attirer les fabricants de biens et services et les technologies actuelles.

Comment ont été reçues sur le marché les 500 millions $ d’euro-obligations émises par Ecobank ? Êtes-vous satisfait du rendement obtenu ?

Oui, nous sommes ravis de l’accueil du marché. Nous avons effectué cette émission en période de volatilité du marché mais il a bien réagi. Nous avons, dans un second temps, émis 50 millions $ supplémentaires et le niveau de souscription a été bon. Cela confirme que le marché continue de faire confiance à la banque. Avez-vous été surpris par les bons résultats dégagés au Zimbabwe ?

Nous savons qu’il existe des opportunités dans beaucoup de pays africains. Et il est important de savoir faire preuve de discernement pour saisir une opportunité et calculer les risques associés à certains de ces pays. Notre bonne connaissance et nos liens avec le pays nous permettent de réussir. Le Zimbabwe n’est pas un cas à part ; je pense que nous réussissons dans bien d’autres pays.

Je ne veux pas que mes collègues du Ghana, ou ceux d’Afrique de l’Ouest francophone, par exemple, entendent qu’ils ont de mauvais résultats ! Par exemple, nous avons fait du très bon travail au Cameroun ou au Sud Soudan. Grâce à notre compréhension du marché et à notre prudence, nous avons pu tirer parti des opportunités qui se sont présentées.

My Bookmarks


    Skip to main content